[ASTUCES] Du rêve au flop : mes 11 plus grosses galères de voyage


« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles » (Oscar Wilde)

Amis, famille et followers me disent souvent que mes voyages et périples les font rêver et voyager par procuration et j’avoue que ça me fait très plaisir. Pourtant, il existe bel et bien un envers du décor… Les voyages sont toujours exaltants mais ils sont aussi faits de galères, de flops et de déconvenues. Et c’est bien tout cela qui fait partie de l’aventure et nous fait rire, sourire des années plus tard. Aujourd’hui, je vous propose donc un article assez original sur mes galères de voyage, qui vous permettra peut-être d’éviter quelques déboires. L’idée m’est venue en lisant le blog de Delphine de L’Etape Suivante (merci Delphine!).

1/ La Grèce : chiens errants mangeurs de Birkenstocks, pickpockets à Athènes et arnaque à la voiture louée!

J’adore la Grèce, ça n’est un secret pour personne (j’y ai même travaillé pendant 6 mois il y a quelques années!). Pourtant, j’ai enchaîné les galères lors de notre dernier voyage cet été. Alors que nous étions à Santorin, des chiens errants (qui traînaient devant notre hôtel) ont volé et mangé mes birkenstocks (les seules chaussures ouvertes que j’avais emportées pour ce voyage estival dans ma petite valise! Pas de valise en soute, on avait réservé chez Transavia!). Je les avais mises à sécher devant notre chambre après la plage mais les chiens les ont trouvées à leur goût pendant la nuit lol (rien à voir avec l’odeur, je précise!). En cherchant, j’ai fini par en retrouver une mais j’ai été obligée de porter mes Converse pendant tout le reste du voyage (regardez la photo ci-dessus!). Bref, passons… A notre arrivée à Athènes, je décide de retirer de l’argent dans le quartier Monastiraki. Apparemment, j’étais surveillée sans le savoir… En nous baladant près de la tour des vents en direction du quartier Monastiraki, deux individus nous suivaient de près sachant que mon compagnon (nom de code : blue turtle) avait pris un peu d’avance. Les deux individus faisaient semblant d’admirer l’architecture tout en essayant d’ouvrir mon sac! Quelques secondes plus tard, retournement brutal de ma part car j’avais l’impression qu’on me « tripotait »… Mon sac avait été ouvert mais ils n’avaient pas eu le temps de voler mon portefeuille. Ils ont vite pris la poudre d’escampette et je n’ai même pas eu le temps d’appeler Monsieur blue turtle à mon secours. Pour achever le périple et couronner le tout, nous avons eu un gros problème avec le loueur de voiture à Athènes : location payée sur le site d’autoescape avant de partir. Il s’agissait juste de récupérer les clés de la voiture avant de nous rendre dans le Péloponnèse. Et là, on nous annonce qu’on ne récupérera pas la voiture car nous n’avons pas de carte de crédit (uniquement une carte de débit). En France, nous avons quasiment tous des cartes de débit. Bref, grosse engueulade avec le loueur qui restait nous regarder dans le blanc des yeux (certainement habitué à ce genre de remontrances). Après moult menaces et montées d’adrénaline (grosse envie d’en coller une lol), on parvient à trouver une solution : il faut payer une seconde fois la location de voiture pour couvrir la caution qui sert de garantie. Petit conseil, évitez de passer par un courtier et vérifiez bien si vous avez besoin d’une carte de crédit pour récupérer la voiture. De notre côté, nous boycottons désormais @SurPrice Rental Car (prix surprise à la clé!) et @Autoescape, un vrai courtier de pacotille, qui a totalement dénigré notre problème en disant qu’on avait accepté les conditions du loueur! Aberrant car en plein mois de juillet, on ne pouvait pas faire autrement au risque de se retrouver sans voiture (sachant que toutes nos nuits d’hôtel étaient déjà payées). Un goût amer pour nous qui budgétisons systématiquement nos vacances…

2/ Arrivée au Japon « sans chemise, sans pantalon »!

Quand j’ai réservé mes billets d’avion pour le Japon, je me disais qu’on était tranquilles avec Emirates! Pourtant, j’ai découvert une autre facette de cette compagnie aérienne lors de notre vol aller pour Tokyo. En effet, à peine arrivés à Dubaï pour prendre notre correspondance, une hôtesse vient nous chercher et nous fait faire un véritable sprint en pleine nuit dans l’immense aéroport de Dubaï pour rejoindre notre avion. D’un seul coup, il faut se mettre courir (mais vraiment!) et suivre l’hôtesse qui ne cesse de nous dire de nous presser alors que nous sommes avec notre fils encore à moitié endormi. Bref, nous sommes montés dans l’avion en sueur après avoir couru pendant 30 minutes non stop dans l’aéroport. Après ça, à notre arrivée à Tokyo, nos bagages n’étaient pas là (ils n’avaient pas pu faire de sprint avec l’hôtesse pour monter dans l’avion eux lol!). Sans aucun dédommagement, nous avons pu récupérer nos bagages seulement 2 jours après notre arrivée : donc, pas de trousse de toilette, pas de slips lol, pas de rechange… Nous avons été obligés de faire quelques achats (non remboursés car ce n’est jamais de la faute d’Emirates!) et je me suis baladée avec mon tee-shirt Pikachu pendant 2 jours à Tokyo (cf. photo ci-dessous). De plus, il manquait mes médicaments et la seule réponse d’Emirates a été : « vous n’aviez qu’à les prendre avec vous »! Merci Emirates, nous ne voyagerons plus avec vous!

3/ Coups de soleil horribles sur les fesses aux Seychelles

J’adore le snorkeling! Avant les Seychelles, je le pratiquais en maillot de bain avec un tee-shirt anti-UV et je négligeais mes jambes et mon « postérieur » lol… Je l’ai bien regretté sur le plage d’Anse source d’argent sur l’île de la Digue. Après une après-midi de snorkeling, coups de soleil terribles sur les fesses, impossible de m’asseoir pendant deux jours sans parler de la douche chaude, un vrai calvaire. Maintenant, je n’oublie jamais la Biafine et surtout je me couvre de la tête aux pieds lorsque je fais de la plongée en apnée… Le côté glamour, on oublie! Regardez ma nouvelle tenue de compétition lol :

4/ Arrivée à Singapour et… pas de logement! Merci booking!

En 2017, nous nous sommes envolés pour Singapour avec la certitude d’avoir un logement à notre arrivée puisque j’avais réservé une chambre dans un hôtel de Chinatown 6 mois auparavant avec booking. En arrivant (après 16h de vol), aucune réservation à notre nom alors que je possédais la confirmation (papier) de booking, et l’hôtel était complet. Erreur du site booking car l’hôtel avait changé de nom au moment où nous avions réservé sur le site. Nous avons donc commencé à effectuer des recherches pour trouver un autre hôtel mais le timing était trop serré. Aucune disponibilité ou des tarifs exorbitants (normal à Singapour!). L’hôtel nous a alors proposé une solution de secours : une chambre individuelle avec un lit une personne. Pour notre première nuit à Singapour, nous avons dormi dans un petit lit une personne, bien serrés l’un contre l’autre lol. Nous avons aussi trouvé un troisième colocataire dans cette petite chambre… un énorme cafard! Tout cela pour la modique somme de 60 euros/ nuit. Booking nous a alors harcelé de messages pour nous proposer d’autres solutions et s’excuser, mais nous étions trop fatigués du voyage pour répondre à leurs mots doux 😉

6/ Typhon à Ishigaki et tremblement de terre à Tokyo : quelques frayeurs!

Je vous en ai déjà parlé dans La Photo du mois mais les conditions météo font aussi partie de nos galères de voyage. En général, on s’arrange toujours pour partir à des périodes propices aux voyages lorsqu’on visite un pays. Pas de bol pour le Japon car nous voulions y rester un mois environ et le mois de juillet était notre seule possibilité avec notre mini blue turtle. Nous pensions passer dans les mailles du filet car les conditions météorologiques ne sont clairement pas favorables en août et septembre. Finalement, c’est en nous arrivant dans les îles Okinawa mi-juillet qu’on nous a annoncé qu’un typhon assez fort se dirigeait droit sur l’île d’Ishigaki. Nous avons donc bien profité de notre première journée sur l’île d’Ishigaki (car il fait souvent très beau avant un typhon!), puis nous sommes restés calfeutrés dans notre maison d’hôtes pendant 24h (14h à 14h le lendemain). Avant l’arrivée du typhon, nous sommes allés sur la plage, histoire de vérifier la force du vent. Incroyable, un sèche cheveux force 10000! Tout s’est accéléré pendant la nuit : nous avons eu très peur car la maison bougeait énormément et nous dormions sur des futons. Notre famille était très inquiète car le typhon avait été annoncé aux infos en France. Plus de peur que de mal car nous sommes rentrés en un seul morceau en France… Juste avant le typhon, nous avions eu le droit à un tremblement de terre à Tokyo et à la canicule à Kyoto.

7/ Kuala Lumpur : le mystère des 180 euros et des transports en commun

Nous ne connaissions pas la Malaisie avant de découvrir Kuala Lumpur et la misère qui règne dans ses rues (les immigrés étant les principaux touchés par la pauvreté à cause de la discrimination « positive » qui sévit dans le pays). Bref, c’est en touristes naïfs que nous avions retiré de l’argent au distributeur d’une station de métro du centre alors que nous n’étions que 4 personnes à patienter à 21h pour prendre le prochain train. Les deux hommes qui étaient à côté de nous semblaient un peu louches mais nous n’y avions pas prêté attention plus que ça. Monsieur blue turtle avait mis les 180 euros retirés dans la poche arrière de son pantalon… Grosse erreur… Vous connaissez la suite. En arrivant à l’hôtel, le drame! Les 180 euros qui devaient payer notre excursion du lendemain dans la jungle avaient disparu… Donc, pas d’excursion pour nous dans la jungle malaisienne. Pour couronner le tout, deux jours plus tard, nous avions un vol programmé pour Kota Bahru (afin de rejoindre les îles paradisiaques des Perhentian) à 7h30. Nous avions pris nos valises à 5h30 pour attraper le métro situé à une dizaine de minutes à pied et là, drame n°2, pas de transports en commun à KL avant 7h (très étonnant pour une capitale d’ailleurs!). Nous voilà obligés de retourner à l’hôtel en courant avec nos valises pour trouver un taxi qui accepte de nous déposer à l’aéroport en faisant une vraie course contre la montre! Finalement, nous avons réussi à prendre notre vol de justesse. Ca aurait été dommage de rater ça :

8/ Colombie : mon premier mal de mer ou la traversée de l’enfer dans les Caraïbes

C’est en allant rendre visite à mon amie Julie en Colombie que j’ai vécu mon premier mal de mer dans les Caraïbes. Moi qui suis bretonne et qui ai l’habitude de prendre le bateau (jamais malade!), j’ai vécu la traversée de l’enfer pour faire le trajet San Andres-Providencia (#triangledesbermudes?). Avant de monter sur le bateau, le personnel distribue des médicaments pour le mal de mer (c’est déjà de mauvais augure!) mais je ne méfie pas. Quand le bateau commence la traversée, je comprends vite… Dès le départ, les valises tombent de partout et ma tête frôle le plafond tellement les vagues sont énormes (j’ai l’impression d’être dans une machine à laver!). Bref, je rentre vite en cabine mais l’air conditionné est horrible, extrêmement fort, la ceinture est obligatoire pour éviter de tomber dans l’allée et ça secoue du feu de dieu… Mon amie m’avait prévenue que tout le monde vomissait lors cette traversée (l’avion coûte 3 fois plus cher que la traversée en bateau). Je n’ai finalement pas échappé à la « règle »… J’ai encore le souvenir de cette traversée infernale où j’ai passé mon temps à sangloter et à vomir. Deux jours plus tard, je chope une sinusite qui aura un peu gâché mes vacances (ça ne se voit pas sur le photo mais je n’étais vraiment pas en forme!). L’île de Providencia se mérite vraiment! Mis à part ça, à notre retour sur Bogota, mon sac à dos a rendu l’âme et a terminé totalement ouvert sur le tapis de l’aéroport, sans oublier la bouteille de shampooing qui avait coulé sur mes affaires…

9/ Chikungounia, dengue et notre ami Zika à la Martinique

Je ne sais pas si Monsieur blue turtle acceptera de retourner un jour à la Martinique. Et pour cause, il a attrapé le fameux virus Zika lors de notre dernier voyage dans les Caraïbes. Ce virus l’a cloué au lit pendant 5 jours : fièvre, fatigue importante, boutons… Bref, tout ce qu’on aime quand on part sur une île paradisiaque. Du coup, on a été obligés de se rattraper sur le planteur pour évacuer le virus lol!

10/ Otite à Lisbonne et rage de dent à Istanbul

Je ne sais pas pourquoi mais on a souvent la poisse « santé » quand on part en voyage. On décompresse et hop, on tombe malade malheureusement. Lors de notre dernier city-trip à Lisbonne, j’ai eu une otite horrible. Malgré les antibio, rien n’y faisait et l’avion n’a certainement pas arrangé les choses (en rentrant, direction SOS médecins!). De plus, j’ai été obligée de porter un gros bonnet pendant tout le séjour (cf. photo ci-dessous). En tout cas, une otite, ça fait super mal!

Quant à Monsieur blue turtle, une énorme rage de dent l’a fait souffrir pendant toute une semaine à Istanbul (idem, l’avion n’a rien arrangé). Chaque nuit, il me réveillait à 3h du matin pour me dire qu’il souffrait énormément. En rentrant, obligés de nous rendre aux urgences dentaires à Paris car Monsieur avait un abcès dentaire et avait envie de se taper la tête contre le mur. Un retour épique!

11/ Phoenix (USA) : clés restées dans la voiture verrouillée

Mais les galères se transforment parfois en moments heureux et en happy end! Alors que nous nous apprêtions à aller voir un match de NBA à Phoenix (Etats-Unis), nous avons fait la boulette de laisser nos clés de voiture dans notre voiture de location qui possédait un système de sécurité et une fermeture automatique des portes. Résultat : notre voiture s’était verrouillée alors que nos clés étaient restées à l’intérieur sur le contact. Heureusement, la personne qui surveillait le parking est venue à notre rencontre, et a réussi à ouvrir notre voiture avec un kit spécial. Un de ses potes nous a ensuite déposés devant la porte d’entrée du stade (avec un petit pousse-pousse) pour que nous ne rations pas le début du match. Trop sympathiques les américains!

Et vous, avez-vous connu des galères lors d’un voyage à l’étranger? Sur le moment, on n’est jamais ravi mais certains flops restent gravés dans notre mémoire et nous font sourire lorsqu’on raconte notre périple quelques années plus tard. Qu’en pensez-vous?

Pour suivre mes aventures en direct, n’hésitez à me rejoindre sur Instagram et sur Facebook. Plus on est de fous, plus on rit…

13 commentaires

  1. Je suis du genre : tout doit couler de source ou aller tout droit.
    J’ai fait une crise de nerfs dans un hôtel en Grèce parce que nous n’avions pas de chambres de libres à notre arrivée. On nous a casés dans une pièce sans fenêtres avec deux lits 1 personne alors que nous étions trois. L’agence belge ne nous proposait pas de solutions, hôtel surbooké et il y avait eu « malentendu » pendant la réservation. Nous avions réservé onze jours de vacances et le directeur nous annonce que dans trois jours, le problème sera réglé. Trois jours dans ce mouchoir de poche ? ça va pas non ! J’ai fait le pied de grue pendant une demi-heure devant la réception en chantant (je chante comme une casserole). J’ai eu ma superbe chambre avec balcon et vue sur la mer moins d’une heure plus tard.

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  2. Oh, quelle  » belle  » liste de galères ! Pour se rassurer, on va dire que c’est comme cela qu’on apprend et qu’on évite les erreurs à l’avenir ! Une astuce pour les bagages en avion : garder avec soi tout ce qui est précieux (médicaments, lunettes, contact de l’assurance, appareil photo, etc.) et prendre dans son sac cabine une tenue de rechange, au cas où.
    J’espère que tu auras moins de galères à l’avenir, ça suffit comme ça !

    Aimé par 1 personne

    1. Oui, tu as raison, on apprend de ses erreurs. Je pourrais écrire un 2ème article sur le même sujet car j’ai d’autres anecdotes du même type. Effectivement, à l’avenir, on gardera une petite valise avec nous dans l’avion avec des bricoles au cas où… Et toi, pas de galères?

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      1. Ah oui, pourquoi ne pas prévoir un 2è épisode ?
        Pas de galère pour moi ces derniers temps, ouf !
        Pour les réservations de logement par un intermédiaire comme Booking, si je n’ai pas eu de contact direct avec l’hébergeur, j’envoie toujours un petit mail pour m’assurer que tout va bien et que je suis bien attendue. Donner une fourchette pour l’heure d’arrivée peut être utile, afin que notre chambre ne soit pas revendue à quelqu’un d’autre si l’hôtelier estime qu’on arrive « trop tard ».

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  3. Ah les galères, ça fait jamais plaisir. Les tiennes sont particulièrement déplaisantes hahaha. Perso’ il ne m’est jamais rien arrivé en voyage à par cette année à Pise: nous sommes arrivés dans notre chambre avec Chéri, il s’est simplement posé sur le lit et TOUTES les lattes du lit sont tombées… La proprio’ a fait un scandale en disant qu’on ne devait pas sauter sur les lits en nous prenant pour des gamins. Finalement on a réussi à tout remettre après avoir bataillé pendant un long moment ahahah

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    1. Rolala, si les lattes sont tombées, c’est que ça ne devait pas être bien solide! La proprio cherchait peut-être un bouc émissaire pour se faire payer un nouveau sommier lol Il nous est arrivé aussi des drôles de trucs en Italie… Trop d’anecdotes à raconter! Je vais prépare le volume 2 de nos galères à l’étranger lol

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